« Les champs solaires ne sont pas la solution, il faut plutôt baisser la consommation d’électricité. »

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Afin de contribuer à l’engagement pour limiter le réchauffement de la planète, la France a pour objectif d’être neutre en carbone d’ici 2050.
Pour ce faire elle s’est dotée d’outils de pilotage de la politique énergétique, les programmations pluriannuelles de l’énergie (PPE), qui ont été créées par la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte.
Afin de contribuer à cet engagement, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité (RTE) à publier un rapport en février 2022 présentant les différents scénarios pour atteindre cet objectif.
La conclusion des six scénarios développés par le RTE est la suivante :

⦁ Agir sur la consommation grâce à l’efficacité énergétique, voire la sobriété est indispensable pour atteindre les objectifs climatiques ;
⦁ La consommation d’énergie va baisser mais celle d’électricité va augmenter pour se substituer aux énergies fossiles ;
⦁ Accélérer la réindustrialisation du pays, en électrifiant les procédés, augmente la consommation d’électricité mais réduit l’empreinte carbone de la France ;
⦁ Atteindre la neutralité carbone est impossible sans un développement significatif des énergies renouvelables ;
⦁ Se passer de nouveaux réacteurs nucléaires implique des rythmes de développement des énergies renouvelables plus rapides que ceux des pays européens les plus dynamiques ;
⦁ Les énergies renouvelables électriques sont devenues des solutions compétitives.

Dans tous les cas, RTE estime « qu’atteindre la neutralité carbone est impossible sans un développement significatif des EnR » et son scenario le plus défavorable aux énergies renouvelables nécessite une multiplication par 7 de la production du Photovoltaïque en France par rapport à 2021.

Plus d’informations :
https://www.rte-france.com/analyses-tendances-et-prospectives/bilan-previsionnel-2050-futurs-energetiques#Lesdocuments

D’où proviennent les panneaux ?

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Aujourd’hui, l’Asie domine largement le marché de la production des panneaux solaires, néanmoins il existe plus d’une dizaine de fabricant Français et Européen (Sunpower, Photowatt, Voltec, Solarwatt etc.).

La technologie est en plein essor et l’activité de recherche et développent du photovoltaïque est intense. L’évolution des technologies pour augmenter la qualité, la traçabilité et la performance des panneaux ne permettent pas de déterminer avec certitude du fournisseur des panneaux qui sera retenu sur le projet.

Le choix du fournisseur de panneaux dépend de l’équation économique à résoudre pour chaque projet. Les garanties, la puissance, le rendement, le bilan carbone et le prix sont autant de données à prendre en compte dans les critères de choix des panneaux et ne peuvent être déterminer

Le bilan carbone d’un panneau est un critère clé de choix. Plus il est bas meilleur sera le bonus attribué lors de l’appel d’offre CRE et ses chances d’être lauréat. Donc de l’équation économique à résoudre pour chaque projet.

 

Le parc photovoltaïque et plus particulièrement les panneaux sont-ils recyclables ?

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Le recyclage des panneaux photovoltaïques est encadré par la directive européenne DEEE – 2002/96/CE avec la directive 2012/19/UE qui a force de loi en France depuis 2014.
En France, la collecte et le transport des panneaux photovoltaïques en fin de vie vers les usines spécialisées dans la déconstruction et la réutilisation est assurée par SOREN, seul éco-organisme agrée.

Pour en savoir plus :

SOREN est un éco-organisme à but non lucratif. L’obligation de veiller au recyclage des panneaux est à la charge des fabricants et des distributeurs via une éco-participation répercutée par les fabricants dans le prix des panneaux.
Le taux de valorisation d’un module photovoltaïque cristallin est de 94,7%. Il est de 97 % pour les technologies couches minces (Sources : Soren). Les matériaux restants sont triés puis soit traités dans des filières dédiées soit incinérés pour produire de la chaleur (process Véolia).
Le panneau photovoltaïque est composé de plusieurs éléments qui sont tous recyclables ou réutilisables :

⦁ Le verre qui représente 75% du panneau ainsi que l’aluminium du cadre et les composants électriques se recyclent à 100%
⦁ Les cellules photovoltaïques et plus particulièrement le silicium peut être réutilisé jusqu’à 4 fois.
⦁ Les plastiques présents dans les panneaux quant à eux sont valorisés afin de servir à produire de l’énergie.

Les panneaux collectés sont démontés et recyclés dans des usines spécifiques, puis réutilisés dans la fabrication de nouveaux produits. Cette organisation permet de réduire les déchets photovoltaïques, maximiser la réutilisation des ressources (silicium, verre, semi-conducteurs…) et réduire l’impact environnemental lié à la fabrication des panneaux.
En France, L’entreprise Veolia a été choisi par SOREN pour traiter et valoriser ces équipements. La commune de Rousset, dans les Bouches-du-Rhône, accueil depuis 2018 la première unité de recyclage de panneaux photovoltaïques en fin de vie en France et en Europe.
D’après les mêmes dispositions que pour les panneaux, la directive européenne n°2002/96/CE modifiée par la directive européenne n°2012/19/UE, oblige les fabricants d’onduleurs et de transformateur, à réaliser à leurs frais la collecte et le recyclage de leurs produits. Ces équipements seront donc retirés, collectés puis recyclés par les fournisseurs.
Les câbles seront déposés et recyclés dans des filières de métallurgie du cuivre. Les gaines seront déterrées et envoyées vers une installation de valorisation matière ou par défaut énergétique.
Les autres matériaux issus du démantèlement des installations (béton, acier) suivront les filières classiques de recyclage.

Source :
Médiathèque Soren : tout sur le recyclage panneaux solaires / photovoltaïques – Soren

Que devient le parc photovoltaïque après son exploitation ?

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Un parc photovoltaïque n’a pas de caractère permanent et définitif. Si, après 25 ans de service, l’installation doit cesser sa production, alors la totalité des éléments sera démontée pour tri et recyclage.
Pour en savoir plus :

Les conditions du démantèlement d’une centrale photovoltaïque sont définies dans le bail ou dans la convention d’occupation signée avec le propriétaire foncier et est une obligation encadrée contractuellement par la procédure d’obtention du tarif d’achat de l’électricité (appel d’offre national de la Commission de Régulation de l’Energie).
La durée de vie des parcs solaires est supérieure à 25 ans. Un état des lieux réalisé par un huissier sera réalisé avant la construction du parc photovoltaïque, ainsi qu’après le démantèlement.
Le démantèlement de l’installation sera mis en œuvre dès la fin de son exploitation, la centrale ayant été construite de telle manière que l’ensemble des installations est démontable.

Tous les éléments seront alors démantelés :

⦁ Le démontage des tables de support y compris les structures et les fondations ;
⦁ Le retrait des postes de conversion/transformation et du poste source ;
⦁ L’évacuation des réseaux câblés, démontage et retrait des câbles et des gaines ;
⦁ Le démontage de la clôture périphérique et des équipements annexes.

Le délai nécessaire au démantèlement de l’installation est généralement de l’ordre de 6 à 9 mois.
Avant toute opération de remise en état, des études spécifiques seront menées pour s’assurer que le démantèlement de l’installation, et notamment les éléments enterrés, n’entrainent pas d’effets négatifs sur l’environnement.
Les éléments démontés seront évacués et transportés jusqu’à leurs usines de recyclage respectives.
Un cahier des charges environnemental sera fourni aux entreprises intervenant sur le chantier de démantèlement.
D’une manière générale, les mêmes mesures de prévention et de réduction que celles prévues lors de la construction de la centrale seront appliquées au démantèlement et à la remise en état.
Il existe une alternative : la centrale photovoltaïque peut aussi faire l’objet d’un démontage puis d’un remplacement de tout ou partie de la centrale par des équipements plus performants, c’est le repowering.
Cette opération vise à optimiser le potentiel de sites déjà en exploitation après une évaluation précise du potentiel, l’avantage principal est de permettre de poursuivre et d’améliorer la production d’électricité renouvelable en réutilisant le même espace.

Les parcs solaires artificialisent ils les sols ?

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Est considéré comme artificialisé un sol naturel, agricole ou forestier transformé par des opérations d’aménagement pouvant entrainer une imperméabilité partielle ou totale des surfaces (fonctions urbaines et de transport…). Les surfaces de pleine terre ne sont pas considérées comme artificialisées. 
L’article 194 de la Loi Climat et résilience (LOI n° 2021-1104 du 22 août 2021, Titre V, Chap III, Section 2) précise que les centrales photovoltaïques au sol ne figurent pas parmi les constructions contribuant à l’artificialisation des sols, et ne sont donc pas comptabilisées dans la consommation des espaces naturels, forestiers ou agricoles à partir du moment où celles-ci n’affectent pas durablement les fonctions écologiques du sol (biologique, hydrique, écologique et agronomique) et, le cas échéant, que l’installation n’est pas incompatible avec l’exercice d’une activité agricole ou pastorale sur le terrain sur lequel elle est implantée.

Pour en savoir plus : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043956924

Qui s’occupe de la gestion du parc solaire (panneaux, végétation, etc.) ?

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La technologie photovoltaïque est une technologie à faible maintenance. Ainsi les interventions sont réduites à l’entretien du site et à la petite maintenance.
Pour maitriser les interventions sur le site et pour pouvoir assurer la meilleure intégration du projet dans son environnement, une attention particulière est apportée aux actions suivantes
L’exploitation de ce parc est prévue pour une durée de 30 ans et nécessite deux types de qualification particulières :

⦁ Une gestion de l’actifs » qui assure la supervision l’installation : suivi du fonctionnement, des alertes, de la production, de l’entretien, des engagements etc.…
⦁ Une maintenance assure é par des équipes dédiées qui réalise les opérations de maintenance (préventive ou curative) sur l’installation.

Par ailleurs, le photovoltaïque étant une technologie statique (sans pièce en mouvement), la maintenance et l’entretien des parcs concernent essentiellement les équipements électriques et la végétation.
Pour les centrales accueillant une activité agricole, un fauchage de l’herbe entre et sous les panneaux est réalisé régulièrement. Pour ces installations, la fauche est réalisée par l’exploitant agricole mandaté et rémunéré à cet effet.

Comment choisissez vous les sites ?

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La conduite d’un projet de parc photovoltaïque s’articule systématiquement autour d’une démarche environnementale approfondie.
A ce titre, et préalablement à la réalisation de l’étude d’impact environnementale, les équipes de RP Global mènent des études de faisabilité afin de vérifier la faisabilité technique, foncière et environnementale des projets.
Les préconisations nationales et locales de développement d’un parc photovoltaïque au sol et le cadre réglementaire des Appels d’Offres de la Commission de Régulation de l’Energie (AO CRE) permettent de hiérarchiser la typologie des sites à prospecter. Un ensemble de critères techniques, réglementaires, économiques et d’acceptabilité viennent ensuite valider la sélection de ces sites pour le développement d’un parc solaire
D’après le guide 2020 « L’instruction des demandes d’autorisation d’urbanisme pour les centrales solaires au sol », rédigé par les Ministères de la transition écologique et solidaire et de la cohésion des territoires, les zones à privilégier pour l’implantation de tels projets sont les les sites anthropisés, dégradés ou pollués.
En l’absence de terrains dégradés ou artificialisés, pour une implantation en terrain agricole ou naturel, l’implantation dans les espaces agricoles et naturels ne pourra être envisagée qu’aux conditions de respecter les conditions strictes de compatibilité entre l’installation et la vocation du terrain.
Dans son processus d’études de faisabilité, RP Global France applique des critères spécifiques. Les principaux critères qui conduisent au choix du site sont les suivants :

Dans son processus de recherche de terrains favorables au développement d’un projet de centrale solaire, RP Global France applique des critères spécifiques. Les principaux critères qui conduisent au choix du site sont les suivants :

⦁ Un site compatible avec les documents cadre (documents validés par les institutions actrices du développement et de l’aménagement du territoire comme les plans locaux d’urbanisme ou les cartes communales)
⦁ Un raccordement électrique à proximité (lignes haute tension, postes sources, etc.)
⦁ Un accès existant depuis une route départementale et des pistes existantes ;
⦁ Un site en dehors des zones de protection écologique (arrêté de protection de biotope, réserve naturelle, etc.)
⦁ Un site en dehors des zones de protection patrimoniales (Sites inscrits ou classés, monuments historiques, etc.)
⦁ Une zone d’étude de grande taille afin de sélectionner la zone d’implantation la plus adaptée et intégrée aux fonctionnalités mises en évidences lors des études ;
⦁ Une topographie peu marquée sur un milieu homogène ;
⦁ Une bonne insertion paysagère possible, avec peu voire pas de Co visibilité en raison notamment des écrans boisés existants ;
⦁ La volonté des élus et des administrés de participer au développement des projets d’énergies renouvelables sur leur territoire.

Peut-on faire de l’autoconsommation grâce à l’électricité produite par une centrale photovoltaïque 

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L’autoconsommation de l’énergie électrique produite par une centrale photovoltaïque est théoriquement possible.

Néanmoins à la différence d’un projet en vente totale d’électricité, un projet en autoconsommation photovoltaïque nécessite une correspondance entre la production de la centrale et la consommation électrique finale.

En France, l’autoconsommation collective est possible (lorsque la fourniture d’électricité est effectuée entre un ou plusieurs consommateurs finals liés entre eux au sein d’une personne morale et dont les points de soutirage et d’injection sont situés sur la réseau basse tension). Elle est encadrée et est limité à des puissances inférieures à 3 MW sur le territoire métropolitain et les participants à une opération doivent être localisés dans un périmètre de deux kilomètres de rayon. Depuis octobre 2020, il est possible de mettre en place une opération d’autoconsommation collective pour un rayon de 20 kilomètres sous réserve de l’accord du ministre chargé de l’énergie.

La mise en place de système d’autoconsommations collective avec des centrales de grande puissance se voient appliquer une composante de gestion spécifique qui reflète les coûts liés à leur gestion plus complexe.
Ce modèle n’est aujourd’hui pas privilégié par RP Global France dans le cadre du développement des projets.

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043213495/
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000042434286
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/LEGIARTI000042435108/2020-10-19/

Peut-on stocker l’électricité produite par une centrale photovoltaïque ?

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Il est possible de stocker l’électricité produite par une centrale photovoltaïque et plus généralement, des énergies renouvelables.

La question du stockage place le secteur des énergies renouvelables au cœur d’enjeux économiques et stratégiques déterminants. Les solutions de stockage représentent une question incontournable dans le processus de transition énergétique.

Aujourd’hui, les besoins de stockage en France sont limités, car la souplesse des centrales nucléaires et des barrages ainsi que les possibilités d’effacement et le système heures pleines/heures creuses apportent de la flexibilité. Avant 2035, il n’y aura pas de besoins massifs en capacités de stockage. Mais au-delà, les besoins de stockage changeront avec l’intégration massive dans notre mix électrique d’EnR. (source : RTE)

Les EnR sont des énergies intermittentes qui ne permettent pas d’assurer à tout moment les besoins en électricité.

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Certaines énergies renouvelables électriques ont effectivement une production variable, discontinue et non programmable, car dépendantes des conditions météorologiques et du cycle jour/nuit. C’est notamment le cas du photovoltaïque. Néanmoins, grâce aux analyses précises réaliser par les stations météorologiques depuis des décennies permettent d’anticiper les variations de production.

La question de la variabilité de la production ne se pose pas à l’échelle d’une centrale photovoltaïque, mais doit être regardée sur l’ensemble du réseau électrique. Grâce à la répartition géographique des installations sur l’ensemble d’un territoire comme la France, les variations de production locales sont lissées.

Nullement intermittentes le photovoltaïque contribuent en fait à la réduction de la production d’électricité d’origine fossile et nucléaire.

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L’agrivoltaïsme en quelques mots

L’agrivoltaïsme, comme son nom l’indique, est de l’agriculture couplée à une production d’énergie renouvelable photovoltaïque secondaire. L’agrivoltaïsme est une solution…

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Compte rendu de la permanence publique du 02 juillet 2022

L’équipe RP GLOBAL France s’est rendue à Saint-Germain-du-Bel-Air le samedi 02 juillet 2022 après-midi pour présenter le projet en cours…