Les parcs solaires artificialisent ils les sols ?

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Est considéré comme artificialisé un sol naturel, agricole ou forestier transformé par des opérations d’aménagement pouvant entrainer une imperméabilité partielle ou totale des surfaces (fonctions urbaines et de transport…). Les surfaces de pleine terre ne sont pas considérées comme artificialisées. 
L’article 194 de la Loi Climat et résilience (LOI n° 2021-1104 du 22 août 2021, Titre V, Chap III, Section 2) précise que les centrales photovoltaïques au sol ne figurent pas parmi les constructions contribuant à l’artificialisation des sols, et ne sont donc pas comptabilisées dans la consommation des espaces naturels, forestiers ou agricoles à partir du moment où celles-ci n’affectent pas durablement les fonctions écologiques du sol (biologique, hydrique, écologique et agronomique) et, le cas échéant, que l’installation n’est pas incompatible avec l’exercice d’une activité agricole ou pastorale sur le terrain sur lequel elle est implantée.

Pour en savoir plus : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043956924

Quels impacts sont attendus sur l’environnement et la biodiversité ?

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RP Global a pour ambition de concevoir des projets de manière responsable et durable, intégrés au mieux dans leur environnement naturel et humain, et contribuer ainsi à la lutte contre le changement climatique.

RP Global s’attache à identifier, comprendre, évaluer et maîtriser les enjeux de biodiversité liés à ses projets. La réalisation d’une étude d’impact environnemental complète permet d’identifier les enjeux et de définir les mesures appropriées à la préservation de la biodiversité des sites. La présence d’une centrale solaire peut également favoriser la biodiversité, notamment par la mise en place de mesures de protection de certaines espèces.

RP Global met en place différentes actions de maîtrise de l’environnement comme par exemple

⦁ L’enregistrement et le suivi tout au long de la vie du projet des mesures et engagements environnementaux pris par la société en concertation avec les différentes parties prenantes ;
⦁ La réalisation de suivis environnementaux en phase « chantier » et « exploitation » par des naturalistes et bureaux d’études externes reconnus et indépendants ;

Les projets photovoltaïques supérieur à 250 kWc, dépende d’un cadre juridique stricte.

Le présent projet est soumis à :

⦁ Permis de construire selon l’article R.421-1 du code de l’urbanisme ;
⦁ Aux procédures d’Evaluation environnementale et d’enquête publique respectivement selon l’annexe du R.122-2 du Code de l’environnement et l’article R.123-1 du Code de l’environnement.
⦁ Selon les termes de l’article R.414-19 du Code de l’environnement, le projet étant soumis à évaluation environnementale, il fait également l’objet d’une évaluation des incidences sur les sites Natura 2000.
⦁ Par ailleurs, le projet est également concerné par les procédures suivantes :
⦁ Autorisation de défrichement, en application des articles L.341-3 et R. 341-1 à R. 341-9 du Code Forestier.
⦁ Déclaration au titre de la loi sur l’eau, en application des articles L.214-1 à L.214-11 et R. 214-1 et suivants du Code de l’environnement.
⦁ Demande de dérogation au titre de la règlementation relative aux espèces protégées, en application des articles L.411-1 et suivants du Code de l’environnement.
⦁ Etude préalable agricole, définie au L.112-1-3 du Code Rural et de la Pêche Maritime, puisque, selon le décret n°2016-1190 du 31 août 2016 codifié au D. 112-1-18 du même Code, le projet est soumis à évaluation environnementale, est situé sur une zone qui est ou a été affectée par une activité agricole dans les 5 ou 3 dernières années (préciser le document d’urbanisme applicable) et occupe une surface supérieure à nombre ha.

Les services préfectoraux assurent un contrôle de chacune des études, des conditions dans lesquelles elles ont été réalisées ainsi que sur leur pertinence dans le cadre de l’instruction du dossier.

Les parcs photovoltaïques détruisent les paysages.

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Un parc photovoltaïque au sol présente un enjeu sur le paysage, bien qu’ils bénéficient d’une visibilité nettement moindre que d’autres systèmes de production, du fait d’une structure horizontale de faible hauteur, d’une couleur plus « passe-partout » comprise entre le bleu moyen et le gris foncé et de l’absence de mouvement.
La prise en compte du paysage est un facteur de réussite du projet incontournable, dans des territoires, où la richesse des paysages et du patrimoine est à la fois vecteur de qualité de vie et support d’une économie touristique.
L’intégration visuelle doit être réalisés très en amont du développement des projets grâce notamment à des outils informatiques de simulation et de « micro-positionnement » qui permet de limiter considérablement l’impact perçu mais aussi par la mise en place d’une réflexion avec les acteurs des territoires (élus, partenaires institutionnels, riverains etc…)
L’objectif est de créer, au travers d’un projet photovoltaïque, un nouveau paysage cohérent à l’échelle du « grand paysage » et du site d’accueil. Il n’y a donc pas de « recette » toute faite mais une démarche de projet basée sur une analyse fine des lieux.
Le code de l’environnement soumet à étude d’impact les « travaux d’installation d’ouvrages de production d’électricité à partir de l’énergie solaire installés sur le sol dont la puissance crête est supérieure à deux cent cinquante kilowatts » (article R 122-8).
Dans le cadre de l’étude d’impact, des études relatives au paysage sont réalisées, elles permettent de caractériser les unités paysagères, d’appréhender les dynamiques du paysage, de mesurer les pressions liées à la réalisation du projet et de définir comment accompagner les transformations éventuelles engendrées sur le paysage.

Quelle est la résistance aux chocs et aux cailloux ?

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Les panneaux solaires sont très bien protégés contre la grêle.
Le verre spécial utilisé sur les panneaux solaires est trempé et le panneau est testé au moyen de jets de bille d’acier. Ces tests répondent à la norme IEC la probabilité de destruction des panneaux solaires par la grêle est relativement faible.
Les panneaux photovoltaïques sont garantis pour des grêlons jusqu’à 25 mm de diamètres projetés à 23m /s (83 km/h) à une distance de moins d’un mètre.
Malgré tout si des panneaux venaient à subir des dégradations lors d’aléas climatiques l’opérateur dans le cadre des opérations de maintenance remplaceraient les panneaux défectueux.
Il est à noter qu’un panneau cassé produit moins car ses cellules sont endommagées, mais il produit toujours.

Jusqu’à quelle température peuvent monter les panneaux ?

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Rédaction à venir

L’électricité produite sera-t-elle utilisée par les habitants de la commune ?

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Il est matériellement impossible de déterminer d’où proviennent les électrons qui sont consommés par les unités de consommations (habitations, commerces, services publics) sauf à ce que le parc soit directement raccordé à l’une ou à certaines d’entre elles (ce que l’on appelle “autoconsommation”).
Néanmoins, les électrons qui composent le courant électrique sont des atomes paresseux qui se dirigent toujours vers l’unité de consommation la plus proche. Ainsi, si le poste source auquel est raccordé le parc se trouve sur la commune ou à proximité de la commune, les électrons « verts » seront, a priori, consommés par les unités présentes sur le territoire.
Aujourd’hui, il est estimé qu’un parc de 10MW de puissance installée permet d’assurer la consommation d’environ 3000 foyers, ce qui est significatif pour le contexte rural dans lequel la plupart de nos projets sont développés.

⦁ 1 MW PV installé ayant en moyenne produit 1 319 MWh selon RTE (⦁ Source – chiffre RTE)
⦁ La consommation électrique moyenne d’un foyer français en 2018 est de 4 792 kWh/an (⦁ Source-etude Enertech, RTE et ADEME )
⦁ Un Foyer moyen compte 2,3 personnes (⦁ Source – Chiffre de l’INSEE)
⦁ La consommation moyenne par habitant est donc de 2 083 kWh/personne/par an

La production moyenne de 10 MW photovoltaïque correspond à la consommation électrique moyenne de 6330 personnes ou 2752 foyers.

Qui s’occupe de la gestion du parc solaire (panneaux, végétation, etc.) ?

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La technologie photovoltaïque est une technologie à faible maintenance. Ainsi les interventions sont réduites à l’entretien du site et à la petite maintenance.
Pour maitriser les interventions sur le site et pour pouvoir assurer la meilleure intégration du projet dans son environnement, une attention particulière est apportée aux actions suivantes
L’exploitation de ce parc est prévue pour une durée de 30 ans et nécessite deux types de qualification particulières :

⦁ Une gestion de l’actifs » qui assure la supervision l’installation : suivi du fonctionnement, des alertes, de la production, de l’entretien, des engagements etc.…
⦁ Une maintenance assure é par des équipes dédiées qui réalise les opérations de maintenance (préventive ou curative) sur l’installation.

Par ailleurs, le photovoltaïque étant une technologie statique (sans pièce en mouvement), la maintenance et l’entretien des parcs concernent essentiellement les équipements électriques et la végétation.
Pour les centrales accueillant une activité agricole, un fauchage de l’herbe entre et sous les panneaux est réalisé régulièrement. Pour ces installations, la fauche est réalisée par l’exploitant agricole mandaté et rémunéré à cet effet.

Les parcs solaires émettent-ils des ondes électromagnétiques ? Si oui, quels en sont les effets sur les humains et les animaux, le bétail ?

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Dès qu’on a une activité électrique naturel ou artificielle on a la présence de Champ électromagnétique.

Ce qui est important de retenir c’est que les équipements de la centrale, onduleurs et transformateurs sont les seuls à prendre en compte, et que les valeurs mesurées au niveau de ces équipements sont d’une part très nettement inférieure aux valeur limites recommandées et sont même inférieur que celles émises par de nombreux appareil électroménager, comme une télévision, ou un micro-onde.

Selon le guide du MEDDE (Installations photovoltaïques au sol – Guide de l’étude d’impact – Avril 2011), les puissances de champ maximales pour les équipements des centrales PV sont très inférieures aux valeurs limites relatives à la santé humaine à une distance de quelques mètres.

Le champ électromagnétique d’un parc photovoltaïque émet environ 50 Microtesla à 1 mètre de distance et 0,05 microtesla à 5 mètres de distance. La puissance du champ électromagnétique est nettement inférieure aux valeurs limites recommandées par la législation européenne (5 000 V/m et 100 µT) à proximité immédiate : 10 V/m et de 1 à 10 µT
La majorité des pays européens, dont la France, applique cette recommandation. En particulier, tous les nouveaux ouvrages électriques doivent respecter un ensemble de conditions techniques définies par un arrêté interministériel. Celui en vigueur, l’arrêté technique du 17 mai 2001, reprend les limites de 5 kV/m et de 100 T, issues de la recommandation européenne.
Dans le cadre d’une centrale photovoltaïque, les équipements électriques (transformateurs et onduleurs) sont placés le plus loin possible des habitations et/ou des exploitations agricoles aux alentours (minimum 5 mètres)
Les effets sur la santé humaine et animale du champ électromagnétique qui seraient générés par la centrale photovoltaïque au sol sont nuls.

Le parc sera-t-il raccordé au réseau public de distribution ?

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Afin d’injecter la production électrique du parc photovoltaïque sur le réseau public, il existe deux possibilités :
Le raccordement au réseau public de distribution : Il s’agit de la situation que l’on rencontre majoritairement. Le parc est relié par le réseau souterrain à un poste source ENEDIS public qui distribue l’électricité aux unités de consommations traditionnelles (habitations, commerces, services publics, etc.). Ce raccordement doit être adapté à la puissance installée et à la capacité du poste source à la recevoir.
L’autoconsommation : Le raccordement à une unité dont la consommation est telle qu’elle peut absorber toute la production du parc. Il peut s’agir d’une entreprise industrielle. Néanmoins, cette possibilité implique une forte consommation ce qui n’est pas la situation que l’on retrouve habituellement dans un contexte rural. Ces sites consommant directement la production électrique d’une centrale photovoltaïque demeurent alimentés par le réseau public pour répondre à leurs besoins électriques à tout moment de la journée

Comment choisissez vous les sites ?

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La conduite d’un projet de parc photovoltaïque s’articule systématiquement autour d’une démarche environnementale approfondie.
A ce titre, et préalablement à la réalisation de l’étude d’impact environnementale, les équipes de RP Global mènent des études de faisabilité afin de vérifier la faisabilité technique, foncière et environnementale des projets.
Les préconisations nationales et locales de développement d’un parc photovoltaïque au sol et le cadre réglementaire des Appels d’Offres de la Commission de Régulation de l’Energie (AO CRE) permettent de hiérarchiser la typologie des sites à prospecter. Un ensemble de critères techniques, réglementaires, économiques et d’acceptabilité viennent ensuite valider la sélection de ces sites pour le développement d’un parc solaire
D’après le guide 2020 « L’instruction des demandes d’autorisation d’urbanisme pour les centrales solaires au sol », rédigé par les Ministères de la transition écologique et solidaire et de la cohésion des territoires, les zones à privilégier pour l’implantation de tels projets sont les les sites anthropisés, dégradés ou pollués.
En l’absence de terrains dégradés ou artificialisés, pour une implantation en terrain agricole ou naturel, l’implantation dans les espaces agricoles et naturels ne pourra être envisagée qu’aux conditions de respecter les conditions strictes de compatibilité entre l’installation et la vocation du terrain.
Dans son processus d’études de faisabilité, RP Global France applique des critères spécifiques. Les principaux critères qui conduisent au choix du site sont les suivants :

Dans son processus de recherche de terrains favorables au développement d’un projet de centrale solaire, RP Global France applique des critères spécifiques. Les principaux critères qui conduisent au choix du site sont les suivants :

⦁ Un site compatible avec les documents cadre (documents validés par les institutions actrices du développement et de l’aménagement du territoire comme les plans locaux d’urbanisme ou les cartes communales)
⦁ Un raccordement électrique à proximité (lignes haute tension, postes sources, etc.)
⦁ Un accès existant depuis une route départementale et des pistes existantes ;
⦁ Un site en dehors des zones de protection écologique (arrêté de protection de biotope, réserve naturelle, etc.)
⦁ Un site en dehors des zones de protection patrimoniales (Sites inscrits ou classés, monuments historiques, etc.)
⦁ Une zone d’étude de grande taille afin de sélectionner la zone d’implantation la plus adaptée et intégrée aux fonctionnalités mises en évidences lors des études ;
⦁ Une topographie peu marquée sur un milieu homogène ;
⦁ Une bonne insertion paysagère possible, avec peu voire pas de Co visibilité en raison notamment des écrans boisés existants ;
⦁ La volonté des élus et des administrés de participer au développement des projets d’énergies renouvelables sur leur territoire.

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